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  • Ines Lemoine

« On est tous fans des années 80 »


Nos lycéens ont du talent : une journaliste d’Amalthée a rencontré le groupe de rock « Sharx » dont fait partie Liam, élève du lycée Beaupré.

Le groupe a sorti son premier EP cette année. Il contient trois pistes, « Deep Blue », « Don't Wanna Be Your Dog », « One More For Love », qui sont actuellement disponibles sur Youtube.


Amalthée : Quelle est la signification de « Sharx » ?

Liam : Cela signifie « requin » en anglais, le « k » a été troqué pour un « x » afin de rendre le nom plus original et pour être un peu plus dans le thème « glam ». Le requin représente l'agressivité de notre musique.

Comment s'est créé votre groupe ?

Liam : Cela remonte à 2017. Léonard avait pour but de créer un groupe en tant que guitariste. Il a alors rencontré Alexis qui formait déjà à l'époque un trio avec un batteur et une chanteuse. Sharx n'a alors présenté qu'un concert et créé que quelques morceaux avant que Léonard ne se remette à la batterie et décide de remplacer les deux musiciens par les membres actuels et ainsi obtenir la vraie formation des Sharx.


Comment décririez-vous votre univers et votre style de musique ?

Lucas : On est tous fans des années 80, notamment de la période « glam ». Nous étions dans l'optique de moderniser ce style.

Léonard : En gros, on fait du rock’n’roll mais avec nos préférences en s'inspirant des années 80 et 90.


Quelle est la fréquence de vos répétitions ? Et où se passent-elles ?

Liam : Nous répétons dans la mesure du possible toutes les semaines le dimanche dans la salle de répétition que nous louons.


Où vous produisez-vous et comment ?

Léonard : Cela dépend. Très souvent nous contactons les bars où nous nous produisons principalement mais aussi quelques fois dans des festivals comme ceux de Loos ou à la fête de la musique à Haubourdin.


Qui est votre public ?

Léonard : Nous remarquons que beaucoup d'adultes assistent à nos représentations car le style touche principalement un public des années 70-90. Forcément les jeunes de notre âge ont du mal à se reconnaître dans notre style.

En général, notre public est assez varié, nous retrouvons des adultes, des personnes de notre âge, parfois même des personnes plus jeunes.

Une répétition avec les Sharx


Quels sont les thèmes abordés dans vos chansons ?

Liam : Les premiers morceaux de Sharx ont été écrits par Léonard. Cela parle principalement de sujets tels que les femmes, la drogue, toujours dans cet univers rock.

Léonard : Souvent j'essaye de rejeter dans mes paroles mon mécontentement avec certaines choses ou certaines histoires que j'ai pu vivre. Parfois je crée des histoires en m'inspirant de nos vies. Mais il y a certaines chansons où nous parlons juste du rock en lui-même comme « I belive in me ».

Par exemple, « Deep Blue » comporte des métaphores de la drogue et de l'alcool.


Travaillez-vous sur un nouvel album ou une musique ?

Léonard : Actuellement nous travaillons sur beaucoup de nouveaux morceaux. Nous cherchons dans le futur à faire d'autres albums pour montrer notre travail.

Comment se déroule le processus de création d'une musique ?

Léonard : La plupart du temps, cela provient d'une personne, qui propose son idée aux autres, et on crée tout d'abord à deux puis ensuite avec le groupe.


Pourquoi vos chansons sont-elles écrites en anglais ?

Liam : Car cela s'intègre mieux à nos influences des années 70 et 80. Tous les groupes que nous suivons chantent en anglais notamment parce qu'il n'y a que très peu de groupes français. Puis nous trouvons que c'est la langue qui fonctionne le mieux avec ce style, elle est plus belle dans le hard rock que dans d’autres styles de musique. Nous l'apprécions pour écrire. Même si nous sommes ouverts à l'idée d'écrire une chanson en français.

Comment enregistrez-vous les chansons ?

Liam : Par exemple pour l'EP, nous avons dû enregistrer la batterie chez une connaissance dans un studio, mais pour tout le reste des instruments et de la voix nous avons été aidés par mon frère car il possède le matériel nécessaire pour enregistrer les guitares, la basse et le chant. Ensuite, il y a eu tout un processus pour que les chansons sonnent bien (mixage, mastering...). C'est pour cela que nous n'avons sorti que trois titres sur les plateformes de streaming, c'est compliqué de trouver le temps et les personnes pour le réaliser.

Certaines ont-elles été difficiles à enregistrer ?

Alexis : c'est plus sur un côté personnel, par exemple j'ai eu du mal à enregistrer « Deep Blue » alors que pourtant ce n'est pas un morceau très compliqué. De plus, comme c'est un enregistrement, nous ne pouvons pas nous permettre l'erreur alors dès lors qu'il y a une fausse note nous devons tout recommencer. C'est aussi une des raisons pour lesquelles cela prend autant de temps.


Le groupe face à la situation de crise


Comment avez-vous fait en période de confinement pour les répétitions ?

Liam : Nous n'en avons pas fait du tout, c'était impossible de pouvoir répéter car le local était fermé. Nous avons dû faire 3 ou 4 répétitions dans les locaux qu'on louait tels que des salles de spectacles.


Certains concerts ont-ils été annulés ?

Léonard : Oui, nous avions notamment un grand festival en juillet qui a été reporté à l'année prochaine. Ce concert aurait pu être avantageux pour nous car cela aurait permis de promouvoir notre EP.

Encore dernièrement, nous avions un concert en octobre mais avec la situation actuelle, il n’a pas été maintenu.


Cela a-t-il eu un impact sur votre musique, votre façon de travailler ou le moral du groupe ?

Alexis : Un peu sur le moral parce que le fait de ne plus faire de concerts, c'est démoralisant. Même si c'est bien de jouer en répétition, c'est pas la même chose que de se défouler en concert.

Personnellement, cela n'a pas eu d'impact sur ma manière de travailler.

Lucas : Le fait de ne plus pouvoir se voir, que les concerts soient annulés, je sais que cela m'a démotivé. Ce confinement a mis un frein à notre élan mais nous essayons de nous remotiver même si c'est difficile.


Enfin, dernière question : où est-ce qu'on peut vous retrouver ?

Alexis : On peut nous retrouver sur Facebook, Instagram et sur les plateformes audio tels que Spotify, Deezer et sur notre chaîne Youtube.


Les Sharx ont réalisé un live le vendredi 4 Décembre à 21h comportant une heure de show dans lequel ils interprétaient leur nouvel EP (leur live commence à partir de 2h04).

Mots-clés :

Le média lycéen de Beaupré et d'ailleurs

Amalthée

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