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  • Séraphin Deuze

Le second procès en destitution de Donald Trump


Entre le 9 et le 13 février 2021 s’est déroulé aux États-Unis un événement unique en son genre : le second procès en destitution pour un président dans un même mandat.

Le 6 Janvier dernier, juste après un meeting du président à la Maison Blanche, lors d’une session au Capitole dédiée à certifier la victoire de Joe Biden aux présidentielles de 2020, des partisans de l’ancien président des États-Unis Donald Trump, se sont introduits dans le Capitole pour mettre fin à cette assemblée. Donald Trump a alors été accusé d’avoir incité ses partisans à envahir le Capitole pour essayer de changer l’issue des élections. Cette invasion a eu des répercussions importantes au sein du pays. Le Capitole est en effet un grand lieu de pouvoir aux États-Unis. Le fait de l’envahir, de plus lors d’une séance qui a pour but de certifier la victoire de Joe Biden, soit la défaite de Donald Trump, est un symbole pour ses supporters.

Discours de Trump, le 6 janvier 2021, France24


Quels étaient les enjeux du procès ?

Ce procès avait donc pour but de juger si l’ancien président des États-Unis Donald Trump était, ou non, responsable de l’invasion du Capitole du 6 Janvier 2021.

Si Donald Trump était reconnu coupable, il risquait de ne pas pouvoir se représenter aux prochaines élections de 2026.


Le résultat ?

Il fallait deux tiers des voix pour pouvoir reconnaître Donald Trump coupable, et seulement 57 personnes sur une assemblée de 100 sénateurs ont voté pour une condamnation, ce qui aboutit alors à l’acquittement de l’ancien président.

Cependant, il a été reconnu par le président de l’assemblée moralement responsable d’avoir provoqué les événements même s’il n’a pas été condamné.

Des voix qui peuvent paraître surprenantes ?

Sur les 57 voix pour une condamnation de Donald Trump, 7 d’entre eux sont républicains, soit le parti de l’accusé. Cependant, ces 7 républicains ne sont pas les seuls du parti à juger Trump responsable de l’invasion du Capitole, mais l’importance de Trump dans le parti est telle, que beaucoup n’ont pas voulu prendre le risque de voter pour une condamnation, au risque de ne pas se faire élire aux élections de 2022 (qui offrent par exemple des places au Sénat ou bien à la Chambre des députés). De plus, dans les 7 qui ont voté contre Donald Trump, 6 d’entre eux ne se présenteront pas aux élections de 2022, parce qu’ils prennent leur retraite par exemple. Seule, parmi ceux là, une républicaine qui pourtant se représente aux élections prochaines, a pris le risque de voter pour une condamnation. Cette républicaine, c’est Lisa Murkowski, une sénatrice d’Alaska.


« Si des mois de mensonges, l’organisation d’un groupe de supporters pour contrecarrer le fonctionnement du Congrès, l’encouragement d’une foule à marcher sur le Capitole, puis ne faire aucune action pour stopper la violence, ne sont pas assez pour une destitution, je ne vois pas ce qui peut l’être. »

Citation de Lisa Murkowski prononcée à l’occasion du second procès en destitution de Donald Trump (source)

Le président sortant s’est, depuis sa défaite, retiré de la scène internationale, passant sûrement plus de temps à jouer au golf qu’à s’intéresser à la présidence de Joe Biden. Cependant, il n’exclut pas de se représenter aux élections de 2024. Il en a en effet encore la possibilité, suite à son acquittement lors de son procès. On peut noter une envie quand même de rester présent dans l’actualité, malgré son retrait apparent de la politique, avec son envie de créer son propre réseau social.

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